Au plus près des oiseaux à Rio Lagartos et Celestún

Flamants roses, cormorans, pélicans, etc. sont présents en nombre dans ces lieux. Tout comme les crocodiles qui pointent parfois le bout de leur museau pour observer les visiteurs. 

Dans cet article, nous allons vous raconter deux journées particulièrement marquantes de notre séjour à l’Est du Mexique. La première, à Rio Lagartos où on a pu observer un lac (plus ou moins) rose, des oiseaux sauvages, mais, surtout, des crocodiles dans leur milieu naturel. La seconde, à Celestún, où on a également vu des oiseaux par centaines et où on a eu l’occasion de nager dans l’eau rouge d’une mangrove.

Si vous êtes en train de préparer votre road-trip à l’Est du Mexique et que vos jours sont comptés, vous vous demandez peut-être s’il vaut mieux aller à Rio Lagartos ou à Célestun. Etant donné que nous avons fait les deux, nous allons tenter de vous aiguiller au mieux. Pour les autres, nous vous invitons simplement à voyager avec nous en photos.

Rio Lagartos

  • 🚗 A 1h30 en voiture de Valladolid (avec un arrêt au cénote Xcanché). A 3h en voiture de Cancun.
  • 🚌 Pour y aller en bus, c’est par ici

Ce village de pêcheurs est situé tout au nord du Yucatan, au bord du Golfe du Mexique. Sur place, ce n’est pas très compliqué de se repérer : il suffit d’aller le plus près possible de l’eau. Là, on tombe rapidement sur des rabatteurs qui tentent de nous faire embarquer dans leur lancha (nom du bateau traditionnel de la région).

Généralement, le prix est de 1000 pesos/lancha (50 euros) pour un tour qui dure entre 2h et 2h30. Si vous souhaitez faire des économies, attendez que d’autres personnes arrivent et proposez-leur de partager les coûts.

Pour voir le plus d’animaux possibles, mieux vaut y aller tout au matin, entre 9h et 12h idéalement. 

Une fois à bord, nous sommes donc partis à la rencontre des 250 espèces d’oiseaux qui  vivent dans cette gigantesque réserve naturelle. Si vous parlez un peu espagnol, vous bénéficierez des explications du guide, sinon vous n’aurez qu’à observer la beauté de la nature qui s’offre à vous. 

N’ayez pas peur de louper un oiseau : à plusieurs reprises, le guide stoppe complètement son embarcation pour montrer du doigt les animaux cachés dans les branchages. Je n’ai pas retenu le nom de toutes les espèces que nous avons croisées mais je peux vous dire qu’on a bien vu plus de 200 oiseaux en tout. Nous avons même eu la chance de nous approcher d’un bébé crocodile. A cet âge-là, il ressemble beaucoup à un lézard mais, faites-nous confiance, il s’agit bien d’un crocodile.

Un adulte s’est également approché très près de notre bateau. C’était un peu flippant mais tellement spectaculaire ! C’est juste dommage qu’à cet instant le guide se soit mis en tête de tapoter l’eau pour que le crocodile se rapproche encore plus de nous… Ce n’était pas vraiment nécessaire car on le voyait déjà très bien et cela a quelque peu rompu le charme du moment.

Au plus loin de la visite, nous sommes descendus de l’embarcation pour jeter un oeil à Las Coloradas, le fameux lac rose. Sa couleur, naturelle, est due à la présence de planctons et de crevettes. Selon la concentration de ces éléments, l’eau peut être plus ou moins rose. Comme vous pouvez le voir, quand on y a été, il était rose très très pâle, bien loin des photos que l’on peut trouver sur internet. 

Il n’y a pas de “bonne” période pour aller à Las Coloradas (du moins je n’ai rien trouvé à ce sujet sur internet). Il faudra donc être chanceux pour voir le lac d’un rose profond. 

Vous n’êtes pas obligés de prendre ce tour pour vous rapprocher de Las Coloradas, vous pouvez très bien y aller directement en voiture. Sachez toutefois qu’il s’agit d’une propriété privée. Vous ne pouvez donc pas franchir le panneau “interdiction d’entrer”. Etant donné que certains voyageurs ont eu des soucis en y allant, nous avons choisi de ne pas prendre de risques.

Avant de remonter dans le bateau, le guide nous a proposé un “bain de boue” avec de l’argile qu’il venait de ramasser. Apparemment, il s’agit d’une sorte de rituel maya qui sublime la peau. En réalité, cela ressemble fort au masque en argile qu’on retrouve dans le rayon cosmétique de tous les magasins. Nous nous sommes laissés tenter et en avons mis sur notre visage et nos bras. A la fin de la visite, il est possible se rincer sous un jet d’eau (on vous déconseille toutefois de vous badigeonner des pieds à la tête car la “douche” est rudimentaire).

Lors du trajet du retour, nous avons encore vu pas mal d’oiseaux… et de bateaux. On avait vraiment bien fait de se lever tôt !

Où manger à Rio Lagartos?

Nous avons mangé au Ria Maya, un très bon restaurant de poissons qui offre une très belle vue sur le Golfe du Mexique.

Celestún

  • 🚗 A 1h30 en voiture de Mérida (ce que nous avons fait). A 2h30 en voiture de Campeche.
  • 🚌 Pour y aller en bus, c’est par ici

Comme pour Rio Lagartos, mieux vaut s’y rendre tôt le matin.

Ce village de pêcheurs est situé tout à l’ouest du Yucatan. Il est bordé à la fois par la plage et par le Golfe du Mexique. Encore une fois, pour se repérer sur place et trouver un bateau qui nous emmènera au plus près de la nature, il n’y a pas grand-chose à faire puisque les rabatteurs sont très présents. On l’avoue, on a un peu pris le premier venu car le prix qu’il nous a annoncé était moins cher que ce que j’avais trouvé sur internet.

J’ai l’impression qu’ils pratiquent les prix en fonction de la place qu’il reste dans le bateau et de l’heure de la journée. Du coup, tout ce qu’on peut vous dire est qu’on a payé 600 pesos pour 2 personnes (30 euros). De mémoire, le tour a duré environ 2 heures.

Si on a vu des oiseaux à peu près tout de suite à Rio Lagartos, ici, il a quand même fallu faire beaucoup de kilomètres pour atteindre le premier lieu, un spot spécial flamants roses. Mais cela valait la peine puisqu’à cette époque de l’année, il y en avait beaucoup plus à Celestún qu’à Rio Lagartos. On a pu les approcher pour se retrouver à quelques centimètres d’eux, pas trop près toutefois car lorsqu’ils se sentent menacés, ils s’envolent. Le guide nous a expliqué (en espagnol) que ce sont des animaux très fidèles : si la femelle meurt, le mâle reste seul jusqu’à la fin de sa vie.

Niveau faune, c’était plus décevant qu’à Rio Lagartos. Mais notre visite a connu un coup de fouet quand nous sommes entrés dans une mangrove. Notre bateau s’est arrêté à côté d’arbres qui avaient l’air semblables à tous les autres mais qui constituaient en fait l’entrée de ce lieu incroyable. A ce moment-là, nous avons réellement eu l’impression de pénétrer dans un endroit caché (et ce, même si toutes les excursions passent par là, on vous l’accorde). Tout était calme. A tel point qu’on n’avait pas vraiment envie de parler, juste d’observer ce qui nous entourait. Et, notamment, cette eau rouge vif. Une couleur naturelle due à la présence de racines de plantes dans l’eau. Au bout d’un moment, on a pu descendre du bateau pour faire quelques pas et se baigner dans cette fameuse eau rouge.

N’oubliez surtout pas votre anti-moustiques quand vous descendez du bateau dans la mangrove. En quelques secondes, on a chacun été piqués une dizaine de fois.

A la fin de notre tour en bateau, nous avons encore passé quelques instants dans le village. Il faut avouer que les alentours de Celestún sont plus beaux que Rio Lagartos étant donné qu’ici il y a la plage.

Où manger?

Nous avons mangé à La Palapa, un très bon restaurant de fruits de mer où j’ai goûté mon premier ceviche (mais je vous reparlerai des spécialités mexicaines à goûter dans un autre article). 

Rio Lagartos ou Célestun?

En fonction du moment de l’année, vous devez savoir qu’il y aura plus ou moins d’oiseaux dans ces deux endroits. Mais, rassurez-vous, quoiqu’il arrive, il y aura toujours des animaux pour vous accueillir ! De manière générale, Rio Lagartos est toutefois plus peuplé que Celestún, raison pour laquelle nous avons préféré le premier. 

Les deux excursions sont-elles nécessaires?

Même si vous avez du temps devant vous, nous vous conseillons de n’en faire qu’une des deux car elles se ressemblent quand même fort.

Et vous, où avez-vous déjà vu des oiseaux dans leur milieu naturel?


3 pensées sur “Au plus près des oiseaux à Rio Lagartos et Celestún

  • 1 décembre 2018 à 9 h 10 min
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    Bonjour à toi ! J’ai trouvé cet article absolument formidable avec les photos surtout qui nous font réellement de chez nous (même si c’est évidemment toujours mieux de voyager dans la vraie vie mdr !). Je trouve vraiment que la description que tu fais des photos postées pour nous faire voyager est très bien faite et nous aide réellement si l’on veut aller voyager au même endroit et de plus, j’adore toutes les petites astuces que tu donnes à chaque fois en t’aidant de ta propre expérience comme avec le tour de bateau où il faut mieux attendre que d’autres personnes arrivent pour se partager les coûts que cette ballade en bateau demandera car ne pas dépenser trop d’argent et faire des économies n’est pas forcément évident quand on découvre un pays complètement différent et j’aime aussi l’astuce pour être en mesure de pouvoir voir le plus d’animaux possibles. Ensuite, tes photos sont super belles et donnent vraiment envie de voyager et d’ailleurs, si moi j’avais été aussi proche d’un crocodile même un bébé crocodile, je pense que j’aurai fait une crise cardiaque mdr ! Et au fait je me demande juste quelque chose : tu te lèves toujours tôt ? Ou c’était juste pour pouvoir observer les oiseaux et les bateaux le plus possible ? C’est juste une simple question de curiosité. D’ailleurs, je vais chipoter un peu mais il faut que je trouve un petit point négatif mdr, mais tu as oublié un espace entre « expliqué » et « (en espagnol) » et oui j’abuse largement mdr mais bon, ça m’a un peu perturbé (alors que tout le reste est parfait mais bon, je suis très chelou hein, c’est comme ça !). Et la photo avec le lac rouge, c’est juste magnifique et en plus le fait que c’est 100% naturel, ça me laisse sans voix ! Alors un point où j’aurai aimé que ce soit un peu plus précis, c’est sur le fameux « ceviche » car il aurait été bien d’expliquer ce que c’est car à moins d’en avoir nous-même mangé, on ne sait pas ce que c’est à par le fait que c’est un plat donc une ptite explication vite fait bien fait aurait été la bienvenue ! Donc voilà ! J’ai dit tout ce que j’avais à dire sur cet article que je trouve juste GÉNIAL !!!! Et je te souhaite une bonne continuation pour la suite et je vais aller voir un peu tes autres articles car j’adore te lire. Donc voilà, passe une bonne journée en tout cas ! 🙂

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    • 1 décembre 2018 à 9 h 15 min
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      *qui nous font réellement voyager de chez nous* – *petite explication vite fait*

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    • 1 décembre 2018 à 11 h 02 min
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      Bonjour,

      Je te remercie pour toutes tes remarques hyper positives ! ça fait réellement chaud au coeur de voir que ses articles sont lus et appréciés 🙂
      J’ai mis un espace là où il en manquait un (tu as un oeil de lynx, je ne l’avais pas vu en relisant mon article haha). Pour le « ceviche », c’est vrai que je n’ai pas précisé ce que c’était mais je comptais faire un article dédié à toutes les spécialités culinaires mexicaines (il y en a tellement). Bref, j’ai rajouté ce complément d’info dans l’article et j’espère avoir rapidement le temps de l’écrire.
      Sinon, pour répondre à ta question, c’est vrai qu’on a tendance à se lever tôt en vacances pour profiter un maximum. Dans ce cas-ci, le décalage horaire nous aidait bien puisque les premiers jours on s’est levé naturellement à 5h du matin (ce qui était beaucoup trop tôt car rien n’était ouvert et il faisait encore noir). Mais, après, on a pu s’acclimater et se lever vers 7-8h sans difficultés.
      Merci encore de ton passage sur le blog. Bonne journée !

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